Aujourd’hui.

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Grèzez

En 1983, compte-tenu de leur âge, les sœurs ont quitté les responsabilités administratives et pédagogiques ou les activités professionnelles. Mais elles sont restées, tout proche des jeunes, présence discrète, attentive, créant un climat d’accueil auquel sont sensibles les anciens et amis de la maison.

Mais aujourd’hui, l’âge, la précarité, les difficultés plus importantes à vivre l’éloignement entre fraternités, la fatigue de sœurs présentes, nous contraignent à partir.
Oui, nous y sommes contraintes par la nécessité et cela ne se vit pas sans souffrance, pour les sœurs qui y vivaient encore ou pour celles qui ont vécu à Grèzes.
Mais le Seigneur nous fait la grâce de pouvoir vivre ce départ dans un consentement de foi, dans l’action de grâce pour tout ce qui a été vécu ici.
Nous savons bien que tout cela continue, porté aujourd’hui par une association gestionnaire, par une équipe de professionnels compétents.
Nous sommes vraiment dans une infinie gratitude pour tous les liens tissés au cours de ces années, pour l’intuition formidable qui a présidé à la naissance de Grèzes et dont nous sommes héritières aujourd’hui.
C’est le même zèle qui habite le cœur de jeunes sœurs européennes ou africaines qui se forment aujourd’hui dans les métiers de l’éducation spécialisée.
C’est avec la même audace que nous désirons inventer aujourd’hui des structures adaptées pour des enfants handicapés en Afrique.

Nous croyons que les liens tissés ont saveur d’éternité et que Grèzes continuera d’être présent dans le cœur et dans la prière des sœurs.
Depuis la fondation, la prière des sœurs n’a cessé de porter dans une intercession fervente la vie des jeunes, la mission de cette maison, les joies et les peines des salariés, des « anciens » qui parfois reviennent.

Nous resterons présentes fidèlement et autant que le Seigneur nous en fera la grâce dans une participation au Conseil d’Administration.

Merci à vous tous,
Prêtres du diocèse de Rodez, administrateurs, directrice et salariés, partenaires dans l’action éducative,
Jeunes et moins jeunes, « anciens » de Grèzes qui êtes venus aujourd’hui nous manifester votre amitié.

S’il a pu se faire que nous vous ayons blessés au cours de ces années, au nom de toutes, je vous en demande sincèrement pardon.
Que demeure entre nous une parole de bénédiction, une parole qui dise du bien, qui souhaite Paix et Bien.
Je suis sûre que dans la maison de Grèzes, dans l’épaisseur de ses murs, dans ses champs, continuera longtemps de résonner cette phrase de l’Évangile (particulièrement adaptée en ce 17 octobre, Journée du refus de la misère) :
« Venez,  les bénis de mon Père. Ce que vous avez fait au plus petit d’entre mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait » Mt 25