Créés par Miséricorde, appelés par Miséricorde pour être des acteurs de la Miséricorde de Dieu.

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Les sœurs de l’institut présentes en Afrique ont pu participer à la retraite du 4 au 12 Juillet 2016, prêchée par le Frère Léopold Mathias GOGA (Dominicain). Le thème était « Créés par Miséricorde, appelés par Miséricorde pour être des acteurs de la Miséricorde de Dieu. »

C’est quoi une retraite ? 

Une retraite, c’est l’évaluation de notre itinéraire spirituel qui s’exprime en quatre phases :

  • La libération de nos esclavages intimes
  • Le dépassement de l’égoïsme (l’idolâtrie du « moi »)

    Inconnues

  • La purification de notre foi (en quel Dieu croyons-nous ? Le Dieu de nos besoins ? De nos manques ? De nos sécurités ?)
  • L’approfondissement de notre désir d’union à Dieu.

Une retraite, c’est un temps de recueillement, un temps d’orientation de notre temps. C’est le sabbat, la gratuité. C’est une occasion de liberté, d’arrêter de travailler, c’est l’acceptation de perdre du temps. En ce sens nous pouvons nous demander : Qu’est-ce qui nous motive ?

Vivre la Miséricorde :

C’est contempler la Miséricorde de Dieu et la refléter dans notre vie. Une vie miséricordieuse est une vie sans calcul. Une communauté qui vit la miséricorde se voit à sa joie simple et attrayante.

Nous avons été appelées  par miséricorde : Cela nous appelle à être humain, ce qui signifie que nous devons avoir la délicatesse entre nous, entre sœurs.

Le texte de la Genèse 3,11, parle de la floraison du mal. Qu’est-ce qui me reste à laisser pour être une bénédiction pour mes sœurs ? La Genèse 26,16 répond par le bonheur des autres.

  • Comment peux-tu être heureux si tu n’acceptes pas le bonheur des autres ? Ce qui est premier chez Dieu, c’est de sauver, de bénir, de guérir. Dieu sauve à cause d’un seul.
  • L’expérience personnelle de la grâce, de la miséricorde. Sommes-nous des lieux d’espérance ? La miséricorde rends vulnérable…
  • Savoir s’excuser. C’est difficile de s’excuser aujourd’hui. Nous sommes invités à nous réveiller. Lc 15,11-32 Parabole des deux fils. La contemplation doit être au cœur de notre vie.
  • La réconciliation est impossible si on n’accepte pas de perdre quelque chose.

A l’école de Marie :

Le « Je vous salue Marie » est  une prière, une salutation, c’est une manière de se rencontrer.

  • Notre fertilité et fécondité, pour faire naître le Christ là où nous sommes. Marie a écouté patiemment la volonté de Dieu. Il en est de même pour nous : avoir l’écoute patiente de la volonté de Dieu.
  • Dans l’histoire de Jacob et de son frère Isaïe (Gn 32,8-14), nous constatons qu’une réconciliation demande plus que l’effort humain. On peut facilement pardonner quand on est heureux de sa vie. Quand on est aigri, la réconciliation devient chemin de libération.

La prière du « notre PERE » nous parle de réconciliation qui est pardon reçu et donné.

La souffrance et la créativité sont interdépendantes… à nous d’inventer des chemins pour devenir des artisans de paix. Dieu est patient, il laisse à chacun sa chance. Nous devons passer du jugement à la miséricorde, à changer notre regard. Luc 6,36-38 Montrez vous compatissant comme votre Père est compatissant.