La minorité

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Cette „mise à disposition“ suppose préalablement ce que les Franciscains appellent un acte de „désappropriation“.

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On accepte de se „désinstaller“, de se détacher de son matériel, de son réseau social, pour se rendre ouvert.

François, fils de marchand, voit en tout bien matériel le risque d’un futur rapport de domination.

„Il n’est bien sûr pas de „désappropriation“ sans quête de plus grand, même s’il est confusément senti“, tout en sachant bien que les plus grands renoncements ne se choisissent pas (la mort d’un proche, un divorce, etc). A l’individu, dès lors, de savoir les „positiver“.

Pour oser la proximité avec l’autre, même lorsque celui-ci paraît „défiguré“ (physiquement, socialement), saint François livre une expérience fondamentale : celle de sa rencontre avec un lépreux qu’il embrasse malgré sa répulsion. Par là même, il montre à tout homme „qu’il est aimé de Dieu et sauvé“, ainsi que le rappelle le Franciscain Eloi Leclerc.

22202364_pPour parvenir à cette attitude générale de fraternité, saint François préconise également d’avoir, face au monde, un regard de „bienveillance“ : le regarder comme il est, sans en avoir peur. En vérité. Il s’agissait pour lui d’attacher une place importante à la rencontre avec chacun. „Lui-même, plus que de grandes tribunes, affectionnait le dialogue personnel“, rappelle Sœur Marie.

Fraternité, disponibilité aux autres, la spiritualité franciscaine s’adresse à chacun d’entre nous, religieux ou laïc, croyant ou non. Signe de cet esprit de fraternité à répandre, la spiritualité franciscaine accorde une importance particulière au repas partagé. „Un des meilleurs endroits pour rassembler des gens différents“,

„Parce que Saint François n’appartient ni aux Franciscains, ni même à l’Église ! Il appartient à tous…“

Nelly SCHUMACHER

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