La rencontre du Sultan

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Saint François et le Sultan.

Dès 1217, François songe à partir pour la Terre Sainte, mais une première tentative échoue. En 1219, il s’embarque à Ancône avec le projet de participer à la VIe croisade.  Mais, très vite il se rend compte que l’idée de Croisade a été détournée vers le désir de domination, et les exactions des soldats le remplissent d’horreur.

François prend conscience de l’échec de l’idée de croisade et rêve d’une réconciliation avec l’Islam. Ne pouvant imaginer convertir les croisés à l’idée de la paix, il prend le parti de rencontrer le chef des musulmans d’Égypte pour lui parler de l’Évangile et l’inviter à faire la paix.

Nombreuses sont les sources historiques qui rendent compte de l’événement. Si invraisemblable a-t-il pu paraître, on ne peut le mettre en doute, car il est attesté par des sources indépendantes.

Sans doute, la personnalité du sultan Melek-el-Kamil, humaniste épris de paix et de rencontre des cultures était providentielle. Cependant cette rencontre connue et répercutée dans l’Ordre des Mineurs, a eu des retentissements considérables : il y avait donc d’autres solutions que la Croisade. On pouvait donc avoir avec les Sarrasins d’autres relations que guerrières.

Le dialogue était possible, pourvu qu’on aborde les autres avec respect et amitié.  On peut raisonnablement penser que la rencontre de François et du Sultan inaugurait un autre mode de relation des chrétiens avec les autres religions, fondé sur l’idée de fraternité humaine. Aujourd’hui encore, les Frères mineurs, présents dans de nombreux pays musulmans, sont très impliqués dans le  dialogue islamo-chrétien.

Depuis la rencontre d’Assise, en 1987, des initiatives se sont développées pour permettre un approfondissement du dialogue interreligieux.

Plusieurs sœurs sont engagées dans des groupes interreligieux (sur des diocèses, dans les amitiés judéo-chrétiennes, islamo-chrétiennes).