En mineures,

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Précisant l’esprit qui doit régner entre les frères, François rappelle que « aucun n’a de pouvoir sur ses frères… Tous doivent se considérer comme mineurs et se mettre au service les uns des autres, se laver les pieds… se réjouir lorsqu’ils se trouvent parmi les petits, les méprisés « .

Il en est de même pour Claire qui « se faisait la moindre de toutes les sœurs, les servant « .

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Lavement des pieds

François a désiré que ses frères s’appellent les frères mineurs, désignant ainsi la vocation qui était la leur : être plus petits que, s’agenouiller devant l’autre et le servant. Les frères mineurs, de par leur nom même, ont vocation de rejoindre les plus petits, de renoncer à tout pouvoir, avoir, situation qui feraient d’eux des « majores ». Ce nom de « mineure » et l’évangile du Lavement des pieds sont les références centrales de notre manière de vivre la suite du Christ.

La vie en mineures nous appelle à convertir notre tendance à la domination et au pouvoir en allant désarmées vers l’autre. Quelles que soient les missions et les responsabilités confiées, notre vraie place est celle du serviteur qui ne s’approprie pas les avantages ou privilèges des fonctions, sans domination sur ceux avec lesquels nous travaillons.

Être mineure, c’est aussi reconnaître humblement que nous ne sommes pas toutes-puissantes, c’est consentir au réel, aux fragilités et aux limites, fraterniser avec l’évènement, entrer humblement dans la réalité de notre finitude, jusque dans l’accueil de notre sœur la mort corporelle.

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