François cherche à connaître la volonté du Seigneur.

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 François cherche à connaître la volonté du Seigneur.

Un jour où François priait et cherchait à connaître la volonté du Seigneur, il obtint cette réponse : « Tout ce que tu as aimé et désire posséder égoïstement, il faut que tu le méprises et le haïsses, si tu veux connaître ma volonté. Quand tu auras commencé à le faire, ce qui auparavant te semblait agréable et doux te sera insupportable et amer, tandis que de ce qui te semblait horrible tu tireras une grande douceur, et un agrément sans mesure » 3S 11

François donne ses vêtements, son argent, il fait l’aumône mais il n’est pas prêt à se donner, à se perdre… à mourir à lui-même, à l’idéal, à l’image, à l’idole.

« Mais le Seigneur me conduisit parmi eux. » François guidé par Dieu consent à s’approcher, à regarder, et le consentement à la réalité se fait proximité, engagement, rencontre.

« Et je les soignais de tout mon cœur » François s’arrête, s’approche, reconnaît le visage défiguré comme un autre lui-même. Il témoigne respect et affection, il prend soin. Et en l’embrassant, François rend au lépreux un corps humain et un visage fraternel. Il fait miséricorde, il entre dans une véritable compassion, il consent à servir et à aimer jusqu’au bout, à promouvoir la tendresse, la rencontre, la présence dans la détresse, dans l’insupportable pourtant. Il manifeste au lépreux cette conviction que son existence a encore un sens et une valeur, alors qu’elle met à jour son extrême fragilité.

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Le lépreux

Les Fioretti 25 nous racontent une rencontre avec un autre lépreux, hébergé et soigné par les frères mais qui ne cessait de blasphémer et d’injurier le Seigneur Dieu et sa Très sainte Mère. Avant de renvoyer ce lépreux agressif, les frères demandent conseil à leur père. François admoneste le rebelle, l’invite à la patience et à l’offrande de ses souffrances… Invitation reçue avec colère et refus. François, après avoir prié revient voir le malade et lui parle ainsi : « Mon fils, je veux te servir moi-même, puisque tu n’es pas content des autres. » – «  Je veux bien » dit le malade, « mais que pourras-tu me faire de plus que les autres ? « Saint François répond : « Ce que tu voudras, je le ferai. »  Le lépreux dit : « Je veux que tu me laves tout entier, car je pue si fortement que je ne peux pas me souffrir moi-même. » Alors saint François fit immédiatement chauffer de l’eau avec beaucoup d’herbes odoriférantes, puis le déshabille et commence à le laver de ses mains pendant qu’un autre frère versait de l’eau. »

 Ce que tu veux, je le ferai. » Il s’agit d’accepter le risque total, sans position de repli, d’oser une ouverture radicale, une disponibilité sans faille. François rejoint Celui qui a livré sa vie pour ses frères, Celui qui a aimé jusqu’au bout. Il peut entrer dans la joie de son maître : ce qui était amer s’est changé pour moi en grande douceur…

 Lire la suite: Accepter le risque total…