Rencontre des Parrainages, Rome le 1er mai 2015

Print Friendly

Le 1er et le 2 mai 2015 a eu lieu à Ro_DSC8138me une rencontre sur le parrainage, qui a réuni une dizaine de sœurs de l’Institut, entre autres sr Elisabeth Robert, sr Lucie Amana, sr Ginette Pépin, sr Clémence Bitassa, sr Albertine Patience et sr Marie Pierre Ribon, les sœurs en mission aux pays d’Afrique, en particulier Togo, Burkina Faso et Congo, les sœurs impliquées  dans les associations de solidarité et coopération internationale et les représentants de ces associations liées à l’Institut.

Nous avons vécu un beau moment d’échange et partage. Nous avons été aidés dans la réflexion par les interventions de Madame Alessandra Aula, Secrétaire générale de l’International Catholic Child Bureau (BICE), experte en droits des enfants, et sœur Mary Lembo, psychologue togolaise, qui nous a proposé une relation intitulée « Quelle collaboration avec les familles pour un accompagnement intégral des enfants? ».

A partir des deux rencontres, il a été souligné que le parrainage n’est pas un geste de solidarité simple, qui termine quand on donne l’argent, mais une action caritative plus exigeante, qui vise à un développement intégrale de l’enfant. Il crée un lien qui se nourri de gratuité, dans la logique du don, de responsabilité à différents niveaux, de réciprocité.

IMG_8272Les résultats de l’aide financier, finalisé à la scolarisation, en impliquant plusieurs acteurs (parrains ou donateurs, religieuses, familles des enfants, enfants et tous ceux qui tournent autour des enfants, comme la famille élargie, l’école, la paroisse, le village), sont à long terme et portent un grand bénéfice pour toute la société.

Un rôle très important est surement celui de la famille, dans son acception plus large, comme démontre l’usage du mot “frère”, qui peut indiquer en plus des membres de sa propre famille, les personnes avec lesquelles il n’y a pas un lien de sang, mais qu’ils viennent du même village ou qui parlent la même langue. L’éducation des enfants donc ne concerne seulement les parents biologiques,SEAMI 2 (2) mais chaque adulte de la communauté.

Pour cela, tous les habitants d’un quartier ou d’un village sont appelés maman ou papa. Il peut arriver que un parent confie son enfant aux grands-parents, aux oncles, a quelqu’un de la famille élargie (du village, clan, ethnie…). Quand cela arrive, le parent ne s’intéresse plus de l’enfant non pas pour manque d’attention ou d’affection, mais simplement parce que son intervention pourrait être interprété comme un manque de confiance vers la personne qui s’occupe de l’enfant.

Dans ce contexte il peut arriver que un mineur parrainé soit laissé totalement aux soins des sœurs, considérées l’alter ego des parrains en Europe. Il faut donc éviter la déresponsabilisation des parents et des familles, parfois exclues du parcours éducatif des leurs enfants. Dont la nécessité de trouver des stratégies pour renforcer la collaboration avec les familles d’origine des enfants, afin qu’elles soient protagonistes et responsables.

Il dit un proverbe africain: “aide une personne à prendre le poisson, plutôt que le servir déjà prêt sur l’assiette”. Pour l’avenir il faudra incrémenter la formation des tous les protagonistes, avec des rencontres périodiques sur le parrainage et ses objectifs. Nous sommes bien conscientes qu’il s’agit d’un travail exigeant, mais qui ne manquera pas de produire ses fruits.

Sr Graziella