Histoires de visitation

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En 1988 au Québec, une « tempête de verglas » a privé des milliers de foyers d’électricité et donc de chauffage. De manière assez spontanée, des personnes ont offert du bois de chauffage aux sinistrés. D’autres ont offert un hébergement à ceux qui ne pouvaient rentrer chez eux. Les offres de bois ont généralement été acceptées. Il en fut autrement en matière d’hébergement. Plutôt que d’être hébergés par des inconnus, les sinistrés ont préféré être accueillis dans le cadre de liens primaires (parents, voisins, amis) ou à défaut dans les refuges offerts par les autorités publiques. Ce n’est qu’en dernier ressort que les offres d’hébergement proposées par des particuliers ont pu être acceptées.

Plus récemment, aux informations télévisées, nous était rapportée l’histoire de cette religieuse qui en raison d’un retard de la SNCF n’avait pu prendre le dernier bateau pour se rendre aux îles de Lérins et a dû passer la nuit à Nice. Mais elle préféra décliner l’offre d’hébergement faite par plusieurs voyageurs pour réclamer un hébergement en hôtel auprès de la SNCF.

Ces deux exemples illustrent à leur manière que l’hospitalité ne va plus de soi aujourd’hui. Ils montrent que même quand l’hospitalité est offerte, elle n’est pas facilement accueillie. De manière générale, les personnes donnent leurs préférences à des formes d’hospitalité où elles peuvent se comporter en client, avec des droits et des exigences, plutôt qu’à des formes d’hospitalité qui peuvent être offertes.

Lire la suite: Les exigences de l’hospitalité.

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Marthe et Marie.